ANATOMIE ET LÉSION

 

ANATOMIE

 

L'articulation du genou est constituée par les surfaces articulaires cartilagineuses du fémur, du tibia et de la rotule.
Les surfaces articulaires entre le fémur et le tibia s'adaptent l'une avec l'autre grâce aux ménisques, et sont maintenues ensemble à l'aide de multiples ligaments.

Parmi ces derniers il en existe deux principaux au centre du genou que l'on appelle les ligaments croisés.
Le plus solide est le ligament croisé postérieur. Celui qui est traumatisé chez vous correspond au ligament croisé antérieur (LCA).
Ce ligament croisé antérieur (LCA) est constitué de deux faisceaux.
Un premier antéro-médial qui contrôle le déplacement vers l'avant du tibia, et un second postéro-latéral qui assure la tenue en rotation.

LÉSION

 

la lésion du ligament croisé antérieur (LCA) peut se faire dans le cadre soit d'une distension, soit dans le cadre d'une rupture.

Lorsque la distension est trop importante, même si le ligament est encore continu, il n'assure plus la stabilité du genou.
La rupture, quant à elle, peut concerner un seul faisceau ou les deux. Il sera alors possible de ne réparer qu'un seul faisceau si le second est conservable.

En fonction de ces éléments, la réparation ligamentaire sera donc adaptée et votre ligamentoplastie ainsi personnalisée.

La réparation ne s'effectue pas par suture dont on sait qu'elle donne de mauvais résultats.

Il faut remplacer le ou les faisceaux par une greffe qui est prélevée à proximité de l'articulation. Il peut s'agir le plus souvent soit d'une partie des tendons de la patte d'oie à savoir le tendon du droit interne et le tendon du demi-tendineux (ce que l'on appelle le DIDT), soit d'une partie du tendon rotulien (souvent appelé KJ).

Quelque soit la greffe utilisée, elle doit permettre de stabiliser le genou afin de contrôler le déplacement vers l'avant et la rotation comme le faisaient les deux faisceaux du ligament naturel .

Un élément important chirurgical récent réside dans la réalisation du manchonnage de la greffe qui consiste à recouvrir cette greffe par les reliquats du ligament traumatisé.
Cela permet une meilleure colonisation cellulaire de la greffe et à terme une meilleure résistance de cette dernière.

Cette lésion principale peut s'accompagner de lésions annexes, notamment des ménisques, que l'intervention essaiera de préserver au maximum par la réalisation d'une suture si cela est techniquement possible.

 

Le traitement chirurgical est indiqué essentiellement:


- chez le patient jeune et ou sportif.
- lorsqu'il existe des lésions associées, notamment méniscales.
- lorsqu'il existe une instabilité malgré les séances de rééducation.

Le caractère non sportif ou l'âge ne sont pas des contre-indications opératoires. 

© 2016 - Dr Christophe Guire

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